Mes frères d'armes à mes côtés, cotés de côtes de mailles émaillées.
Préparés à s'emparer des terres que ces Celtes ont osé souiller
Ils sont plus hauts, mais pas de taille, martyrs de Tyr dans la bataille.
Les cors projettent nos corps sonnant le début de leurs funérailles
Entendez-vous mes amis, l'appel des valkyries ?
Terrés tels des lièvres, les guerriers attendent derrière les écus.
Je romps l'obstacle par l'estoc laissant nos adversaires à nu.
Leurs corps se soulèvent sous nos glaives rependant le sang sur des lieux.
Nous traquons ces détraqués qui iront trinquer au banquet des dieux.
Entendez-vous mes ennemis, l'appel des valkyries ?
La mêlée s'amplifie, les membres sont tranchés ont tranché.
Les Celtes éparpillés refusent pourtant de se retrancher.
Mon cœur cogne lorsqu'une main honnie m'agrippe.
Le celte est fort, je suis rapide, un coup, je baigne dans ses tripes.
Entends-tu mon ennemi, l'appel des valkyries ?
Vaincus enfin, ils fuient suivis de nos cris rauques.
Sous ma peau de fer, ma peau de chaire est teintée d'ocre.
L'os à nu, je rampe pour reposer auprès d'une cime
Dans mon ciel, l'ombre de grandes guerrières se dessine.
Je l'entends mes amis, l'appel des valkyries.
Le coffre d’Ilnuaj Dragglen est une arche de contes et de poèmes qui ont coulé de mes doigts. Vous y trouverez divers animaux littéraires ainsi que quelques nouvelles sur votre serviteur/conteur. Je vous souhaite une agréable lecture.
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mercredi 10 octobre 2018
mercredi 3 octobre 2018
La loi du vacarme
Un de mes textes fut tu par un chevalier de la bien-pensance.
Preux réactionnaire adoubé par la suffisance et l'impuissance.
Presque agacé, j'ai dégainé la plume prêt à saigner.
J'ai prévenu les vétos qu'ils auraient des blaireaux à soigner.
Mais je remercie ce vaillant et anonyme quidam.
Je craignais d'avoir raison, il m'a donné la preuve par blâme.
J'offre à ce nigaud mon ego en dégât bonus.
Et tant pis si mes chevilles éclatent dans le processus.
À tous les insensés qui encensent la censure.
Sempiternels serpents que la bassesse rassure.
Pour qui les terres d'Orwell sont des lieux rêvés.
Aveugles ! Et c'est moi le prophète aux yeux crevés ?!
J'ai pas prétendu être tendre, mais j'irai pas me rependre.
Ni me reprendre ou attendre l'heure où l'ignorant voudra comprendre.
Que ce n'était pas de l'insulte offerte ou de la provoc' gratuite.
Juste constat lucide, douloureux comme un lendemain de cuite.
La liqueur de l'erreur humaine attise le démon dans mes tripes.
Mais plus jamais je ne céderais à l'ivresse de la fuite.
Je suis né marginal, pas assez triste pour être normal.
Et quand je vois le bêlant banal je suis fier d'être anormal.
Je cultive de la fantaisie bio dans mon jardin secret.
Petit haut parleur, je suis pas fait pour être discret.
J'avais un nez rouge et un masque à mes exam' final.
Je confondais mes cours de latin avec mes concerts de métal.
J'étais le miroir déformé rappelant aux soumis leur normalité.
Maintenant j'appelle les singuliers à se soulever et à s'allier.
Preux réactionnaire adoubé par la suffisance et l'impuissance.
Presque agacé, j'ai dégainé la plume prêt à saigner.
J'ai prévenu les vétos qu'ils auraient des blaireaux à soigner.
Mais je remercie ce vaillant et anonyme quidam.
Je craignais d'avoir raison, il m'a donné la preuve par blâme.
J'offre à ce nigaud mon ego en dégât bonus.
Et tant pis si mes chevilles éclatent dans le processus.
À tous les insensés qui encensent la censure.
Sempiternels serpents que la bassesse rassure.
Pour qui les terres d'Orwell sont des lieux rêvés.
Aveugles ! Et c'est moi le prophète aux yeux crevés ?!
J'ai pas prétendu être tendre, mais j'irai pas me rependre.
Ni me reprendre ou attendre l'heure où l'ignorant voudra comprendre.
Que ce n'était pas de l'insulte offerte ou de la provoc' gratuite.
Juste constat lucide, douloureux comme un lendemain de cuite.
La liqueur de l'erreur humaine attise le démon dans mes tripes.
Mais plus jamais je ne céderais à l'ivresse de la fuite.
Je suis né marginal, pas assez triste pour être normal.
Et quand je vois le bêlant banal je suis fier d'être anormal.
Je cultive de la fantaisie bio dans mon jardin secret.
Petit haut parleur, je suis pas fait pour être discret.
J'avais un nez rouge et un masque à mes exam' final.
Je confondais mes cours de latin avec mes concerts de métal.
J'étais le miroir déformé rappelant aux soumis leur normalité.
Maintenant j'appelle les singuliers à se soulever et à s'allier.
Le tout sans larme ni laine ni violence.
Que la folie douce soit votre fer de lance.
Soyez fier d'être unique, portez le sur votre peau.
Fuyez ces moules stériles conçus par des crapauds.
Ces baveux conformés qui envie votre liberté d'esprit.
À qui je transmets mes moqueries, mes IST et mon mépris.
Alors à tous les clowns en herbe, poussez !
À tous les zicos ratés, recommencez !
À tous les rêveurs assermentés, paressez !
À tous les singuliers qui me lisez, VIVEZ !
Aussi, je resterai dans le costard du hippie monochrome.
Un disgracieux grinçant embrasant les amours d'automne.
Portant le pouvoir des fleurs du mal bien haut.
Sans cesser de faire sonner mes sonnets les plus létaux.
J'enterrais pas la hache de guerre, elle poussera pas.
Je conserve l'ironie parmi mes meilleurs appâts.
J'ai des traits enflammés débordant du carquois.
Prêt à transpercer les masses de narquois qui se déploient.
Cette franchise qui tranche trop pour laisser indemne.
Me permettra de planter l'hypocrisie au sommet de mon totem.
Le rêve est mon emblème, ma réalité ton problème.
Toi qui me fis taire portant ton idiotie comme un diadème.
Sache que ta personne ne m'inspire pas la moindre haine.
Que la folie douce soit votre fer de lance.
Soyez fier d'être unique, portez le sur votre peau.
Fuyez ces moules stériles conçus par des crapauds.
Ces baveux conformés qui envie votre liberté d'esprit.
À qui je transmets mes moqueries, mes IST et mon mépris.
Alors à tous les clowns en herbe, poussez !
À tous les zicos ratés, recommencez !
À tous les rêveurs assermentés, paressez !
À tous les singuliers qui me lisez, VIVEZ !
Aussi, je resterai dans le costard du hippie monochrome.
Un disgracieux grinçant embrasant les amours d'automne.
Portant le pouvoir des fleurs du mal bien haut.
Sans cesser de faire sonner mes sonnets les plus létaux.
J'enterrais pas la hache de guerre, elle poussera pas.
Je conserve l'ironie parmi mes meilleurs appâts.
J'ai des traits enflammés débordant du carquois.
Prêt à transpercer les masses de narquois qui se déploient.
Cette franchise qui tranche trop pour laisser indemne.
Me permettra de planter l'hypocrisie au sommet de mon totem.
Le rêve est mon emblème, ma réalité ton problème.
Toi qui me fis taire portant ton idiotie comme un diadème.
Sache que ta personne ne m'inspire pas la moindre haine.
Car je continuerai d'écrire ce que je veux quoiqu'il advienne.
mercredi 26 septembre 2018
Colère contemporaine
Ils s'accrochent à l'humanité comme un beau cancer de la peau.
Se croyant omniscient, mais la connerie est leur drapeau.
Visible comme un génocidaire aligné chez les pacifistes
Examinons l'ennemi minable dénommé l'extrémiste.
D'antipathique piteux types pathétiques à l'appétit de tic
Suceur de sang sans pitié te mastiquant comme un moustique
Tu es avec eux ou contre eux, mais sous leurs pieds c'est mieux.
Peureux, jamais heureux, ils n'existent que pour êtres odieux.
Frappons dans la foi pour commencer, cuisinons les grenouilles de bénitier.
Un flingue dans chaque mains mais prônant la paix, la pitié
Des analphabètes affable et bête se voilant derrière les textes sacrés.
Des lecteurs de cartes bleu frappant leur monnaie au dos des massacrés
Les mêmes qui détournent la moindre réflexions en blasphème.
Ceux-là qui considèrent la femme comme un sac derrière un hymen.
Alors que de bons croyants se crament pour donner leur amour.
Ces vantards transformeraient la Mecque en perchoir à vautours.
Et comment louper tous ces carnassiers censés nous gouverner ?
Ceux qui maltraitent des minorités pour botoxer leur renommée ?
À droite les néonazis à gauche les nouveaux stalinistes.
Au centre, les pires de tous, ces tapins du capitalisme.
Eux qui ont vendu leur âme pour être à la pointe du triangle.
Serrant la main des pauvres de l'arsenic sur leurs ongles.
S'accusant avec ferveur pour gratter quelques électeurs.
Occupés à se bouffer quand la terre vit ses dernières heures !
Se croyant omniscient, mais la connerie est leur drapeau.
Visible comme un génocidaire aligné chez les pacifistes
Examinons l'ennemi minable dénommé l'extrémiste.
D'antipathique piteux types pathétiques à l'appétit de tic
Suceur de sang sans pitié te mastiquant comme un moustique
Tu es avec eux ou contre eux, mais sous leurs pieds c'est mieux.
Peureux, jamais heureux, ils n'existent que pour êtres odieux.
Frappons dans la foi pour commencer, cuisinons les grenouilles de bénitier.
Un flingue dans chaque mains mais prônant la paix, la pitié
Des analphabètes affable et bête se voilant derrière les textes sacrés.
Des lecteurs de cartes bleu frappant leur monnaie au dos des massacrés
Les mêmes qui détournent la moindre réflexions en blasphème.
Ceux-là qui considèrent la femme comme un sac derrière un hymen.
Alors que de bons croyants se crament pour donner leur amour.
Ces vantards transformeraient la Mecque en perchoir à vautours.
Et comment louper tous ces carnassiers censés nous gouverner ?
Ceux qui maltraitent des minorités pour botoxer leur renommée ?
À droite les néonazis à gauche les nouveaux stalinistes.
Au centre, les pires de tous, ces tapins du capitalisme.
Eux qui ont vendu leur âme pour être à la pointe du triangle.
Serrant la main des pauvres de l'arsenic sur leurs ongles.
S'accusant avec ferveur pour gratter quelques électeurs.
Occupés à se bouffer quand la terre vit ses dernières heures !
Ça sentait la vase, il est temps de gratter les abysses.
Avec des dégénéré genrés rongés d'idées arrière-gardistes.
Ces soi-disant survivants vivant pour interdire l'avortement.
Qui obligeraient des femmes violées à se faire appeler « maman ».
Ces gosses de timbrés postés dans les manif' pour tous.
Dont les parents barrés font répéter des trucs atroces.
Les refoulés, les frustrés traitant les bi' d'homophobie.
Ces réac' pour qui le BDSM est la plus malsaine des folies.
Ces dites féministes haïssant tous ceux qui pendent d'en bas.
Interdisant aux moindres mâles de rejoindre leur combat.
Assurant ainsi au patriarcat une bien jolie longévité.
À cause de qui des mecs ont peur d'assumer leur féminité.
Aussi les vrais-faux vegans et les autres rebelles de passages.
Je parviendrais pas à tous les citer en six cents soixante-six pages.
Des machistes bovins crachant sur des ballerines sans décence.
Des antiracistes accusateur à ces sales fascistes en puissances.
Je hais tous ces lâches qui se cachent derrière des idéaux.
Ravis d'être dans la masse, du confort de la vie d'idiot.
Toutes ces tumeurs pas malignes de leurs propres mouvements.
Qui s'en branle de perdre tant qu'elles existent aux yeux des gens.
Dégoutant, elles inciteraient un végé' à croquer un jambon de parme.
Et pousseraient un romantique à aller cogner sur sa flamme.
Ces crétins sans réflexions qui ne rendent service qu'à l'opposition.
Pour qui l'humour est un crime passible des pires peines de prison.
J'ai fini par faire souffrir un Larousse afin d'en avoir le cœur sûr.
J'ai tuer le doute, extrémiste est synonyme de cyanure.
À tous ces faux combattants saccageant le travail des vrais militants.
Si vous voulez leur rendre service, disparaissez, ici, maintenant.
Je sais que je n'éradiquerais pas ces égocentrés avec ce brâme
Alors je combattrais inlassablement le lamentable mal par sa lame
Feux de forêt mon canadair déborde de napalm pour éteindre l'incendie
Fiers enfoirés, Samael vous passe le salam la messe sombre est dite
Avec des dégénéré genrés rongés d'idées arrière-gardistes.
Ces soi-disant survivants vivant pour interdire l'avortement.
Qui obligeraient des femmes violées à se faire appeler « maman ».
Ces gosses de timbrés postés dans les manif' pour tous.
Dont les parents barrés font répéter des trucs atroces.
Les refoulés, les frustrés traitant les bi' d'homophobie.
Ces réac' pour qui le BDSM est la plus malsaine des folies.
Ces dites féministes haïssant tous ceux qui pendent d'en bas.
Interdisant aux moindres mâles de rejoindre leur combat.
Assurant ainsi au patriarcat une bien jolie longévité.
À cause de qui des mecs ont peur d'assumer leur féminité.
Aussi les vrais-faux vegans et les autres rebelles de passages.
Je parviendrais pas à tous les citer en six cents soixante-six pages.
Des machistes bovins crachant sur des ballerines sans décence.
Des antiracistes accusateur à ces sales fascistes en puissances.
Je hais tous ces lâches qui se cachent derrière des idéaux.
Ravis d'être dans la masse, du confort de la vie d'idiot.
Toutes ces tumeurs pas malignes de leurs propres mouvements.
Qui s'en branle de perdre tant qu'elles existent aux yeux des gens.
Dégoutant, elles inciteraient un végé' à croquer un jambon de parme.
Et pousseraient un romantique à aller cogner sur sa flamme.
Ces crétins sans réflexions qui ne rendent service qu'à l'opposition.
Pour qui l'humour est un crime passible des pires peines de prison.
J'ai fini par faire souffrir un Larousse afin d'en avoir le cœur sûr.
J'ai tuer le doute, extrémiste est synonyme de cyanure.
À tous ces faux combattants saccageant le travail des vrais militants.
Si vous voulez leur rendre service, disparaissez, ici, maintenant.
Je sais que je n'éradiquerais pas ces égocentrés avec ce brâme
Alors je combattrais inlassablement le lamentable mal par sa lame
Feux de forêt mon canadair déborde de napalm pour éteindre l'incendie
Fiers enfoirés, Samael vous passe le salam la messe sombre est dite
mercredi 8 août 2018
Mouton noir
Le jour où tu auras le moral en berne.
J'aimerais que ces petites lignes te reviennent.
Tu as tellement d'idées qu'il faudrait trois têtes pour les ranger.
Tant pis si pour être génial il faut être un peu dérangé.
Tu n'es pas seul dans l'étrange, tant mieux si tu les déranges
Même déchu, tu restes le plus doux et le plus beau des anges.
Ce n'est pas parce que cinq bergers t'ont refusé l'enclos.
Que tu dois leur laisser ton découragement en gros lot.
Les petits interpellés font de toi une cible de choix.
Laisse les baigner dans leur sel tel un banc d'anchois.
Tu rappelles aux autres bêlants pâles leur normalité.
Tu réfléchis aux teigneux sales, leur incapacité.
À réfléchir, à rêver, à partager, à exister.
Ailleurs que sur des photos débullées et mal filtrées.
Délaisse le désespoir dans la fosse septique.
Euthanasie ta peur à l'antiseptique.
Quand tu auras troqué le doute contre l'action.
Alors tu pourras croquer dans la vie avec passion.
Lesté des craintes qui rendent les arcs-en-ciel livides.
Avance à pas fermes vers cet avenir noble et limpide.
Tu trouveras ton équilibre et ta raison de vivre.
Tu seras funambule sur ta ligne d'horizon, ivre.
mercredi 1 août 2018
Chevaliers
Toutes les belles d'âme méritent un chevalier.
Mais pour cette belle dame j'hésite entre les boucliers.
Devrais-je être comme Lancelot, l'angelot ?
Porter la lance et le blason au plus haut ?
Mais pour cette belle dame j'hésite entre les boucliers.
Devrais-je être comme Lancelot, l'angelot ?
Porter la lance et le blason au plus haut ?
Apprendre à rester de marbre face à l'arme de haste.
Et face aux dames me tenir digne et chaste ?
Ou serais-je le trop fringuant d'Artagnan ?
Fier garçon monnayant les dents contre les gnons ?
Dans les heures sombre, faire de toi une dame blanche.
Et ramener tes ferrets en un tour de manche.
Ou dois-je incarner le non moins morne Aragorn ?
Te vouant un amour dépassant le temps et les normes ?
Faire fi de la couronne pour venir te cajoler.
Puis défier le mauvais œil afin de te protéger ?
Ou comme Don Quichotte, jouer un jeu drôle ?
Opposer aux moulin-à-vents, mon moulin à paroles ?
Porter dans les châteaux de paille, ton nom ma Dulcinée ?
Compter sur ton étoile, pour dessiner ma destinée ?
Ou serais-je le Sir Cyrano ?
Tendrais tu l'oreille, le temps que montent mes mots ?
Même si je dois feindre derrière un bellâtre ?
Pour ensuite border de mon panache tout ton bel être ?
Mais je porterai l'arme du poète pas celle du guerrier.
Je ne ferai saigner personne d'autre que l'encrier.
Les frusques du conteur seront une meilleure armure.
Avec laquelle je réduirai l'appel de mort à un murmure.
Je resterai un rimant plus errant qu’esthète
Car tu as fait de moi un cavalier sans tête.
Ou serais-je le trop fringuant d'Artagnan ?
Fier garçon monnayant les dents contre les gnons ?
Dans les heures sombre, faire de toi une dame blanche.
Et ramener tes ferrets en un tour de manche.
Ou dois-je incarner le non moins morne Aragorn ?
Te vouant un amour dépassant le temps et les normes ?
Faire fi de la couronne pour venir te cajoler.
Puis défier le mauvais œil afin de te protéger ?
Ou comme Don Quichotte, jouer un jeu drôle ?
Opposer aux moulin-à-vents, mon moulin à paroles ?
Porter dans les châteaux de paille, ton nom ma Dulcinée ?
Compter sur ton étoile, pour dessiner ma destinée ?
Ou serais-je le Sir Cyrano ?
Tendrais tu l'oreille, le temps que montent mes mots ?
Même si je dois feindre derrière un bellâtre ?
Pour ensuite border de mon panache tout ton bel être ?
Mais je porterai l'arme du poète pas celle du guerrier.
Je ne ferai saigner personne d'autre que l'encrier.
Les frusques du conteur seront une meilleure armure.
Avec laquelle je réduirai l'appel de mort à un murmure.
Je resterai un rimant plus errant qu’esthète
Car tu as fait de moi un cavalier sans tête.
dimanche 29 juillet 2018
Quelque part dans les bois
J'avais un maelstrom dans
le crâne.
De la brume débordant des
yeux.
Je cherchais où pousser
mon dernier brame.
Rendre l'âme loin de
l'œil des dieux.
Par-delà les murailles
des chaînes.
j'entendis de puissants
cris interdits.
Suivi du râle sourd des
chaînes.
Piqué, j'approchais du
lieu maudit.
Les visages figés dans
des masques.
Mains liées autour d'un
autel corrompu.
Euphorique au cœur de
leurs frasques.
Chantant l'impie à chœur
rompus.
Au centre d'une piscine
d'organes.
Baignait une ignoble
créature.
Sa maîtresse, la fée
Morgane.
Lui donnait les hommes en
pâture.
Ma mémoire joue avec
Judas.
Ou ont-ils dévoré mes
souvenirs ?
Car je n'ai conservé de
cette nuit-là.
Que l'obscur, la haine,
leurs sourires.
Depuis, je crains l'ombre
et la tombe.
Car si je touche le sol
des enfers.
J'y retrouverai la bête
immonde.
Et une armée de ses
confrères.
mercredi 18 juillet 2018
Le démon invisible
Jamais absent,
omniprésent.
Comme l'absinthe,
t'emprisonnant.
Se baladant, dans tes
tympans.
Comme le cyanure,
t'empoisonnant.
Un fantôme éternel,
reconnu par les anciens.
Infâme universel, chacun
est possédé par le sien.
Il embellit, l'avilissant.
Sème le conflit, cueille
le tourment.
Gangrène l'esprit, te
tourmentant.
Père du suicide, malsain
savant.
Un insaisissable spectre,
omniscient de tes failles.
Un corrupteur infecte,
maléfique perce-muraille.
Tu le maudis, bel
impuissant.
Mais le maudit est, bien
trop puissant.
Tu ne peux t'enfuir, il
est en toi.
Tu ne peux plus fuir,
alors bats toi.
Le démon invisible est,
ce que l'on hait en nous.
Il n'est pas invincible,
pour qui redresse le genou.
mercredi 11 juillet 2018
Retrouvailles
Retrouvailles
C'est un instant qui se
tait.
Où la flamme renaît.
Les larmes sont de joie.
Et les mains sont de
soie.
Le reste du monde
s'efface.
Les angoisses trépassent.
Alors un ange passe.
Les souvenirs refont
surface.
Tous ces moments passés.
Que le temps a concassé.
Que l'on a cru condamné.
Qui dans un regard renaît.
Retrouver un visage chéri.
C'est rallumer une bougie.
Une étincelle dans la
nuit.
Un remède à l'ennui.
C'est raviver l'envie.
Relever la vie.
Harmoniser le bruit.
De la colère et des cris.
Peut-être est-ce ta mie
Ou bien ton ami.
Que tu enserres
fébrilement.
En bénissant ce moment.
Ce que brise le départ.
Les retrouvailles le
réparent.
Par une poignée serrée.
Une vanne acérée.
Un sourire échangé.
Se dire que rien n'a
changé
mercredi 4 juillet 2018
Le chant des épées
Les filles de Némésis dorment dans des
berceaux de fer.
Elles porteront ce soir les cantiques
de l'enfer.
Entretenues par des instrumentistes du
décès.
Qui leur feront jouer l'hymne des
guerriers trépassés.
L'affrontement commence, la charge est
lancée.
Les larmes, le sang, les brises coulent
sur leurs corps élancés.
Dans cette danse macabre, les lames
sont le chœur de la mort.
Le tempo de la guerre interdit le temps
des remords.
L'affrontement perdure, corps et sabres
tombent.
Les musiciens martiaux jouent la
partition de la tombe.
Le refrain du moineau laisse place au
chant du cygne.
Le couplet de la paix est chanté en
langage des signes.
L'affrontement s'achève les cœurs
restant aussi.
Les solistes survivants finissent la
triste symphonie.
Alors que les bouches d'acier entament
la note de grâce.
Les frères, les fils, les pères,
évidés, s'entassent.
La faucheuse ne compose qu'avec des
croches noires.
Ses thèmes favoris sont la crainte et
le pouvoir.
Ses instruments,eux, sont sans cesse
renouvelés.
Le chant des canons remplacera celui
des épées.
lundi 25 juin 2018
Le temps qui nous dépasse
C'est le supplice de la
roue que nous impose le cadran.
Nous sommes en avance, en
retard, mais jamais au bon moment.
Alors on se noie dans une
goutte d'eau.
le souffle coupé, les
sens qui partent à vau l'eau.
Et l'aiguille nous pique
en plein cœur.
Drogués au temps, le
retard nourrit la rancœur.
La routine cloisonnée par
les chiffres des montres.
Pourtant l'inattendu n'a
pas noté l'heure de la rencontre.
Il reste l'eau et le
pétrole, nous somme en pénurie de temps.
Mais ce ne sont pas les
secondes qui emplissent nos poumons.
On se laisse prendre par
le temps au lieu de cueillir l'instant.
À vingt ans les petits
grands comptent déjà leurs jours restants.
Alors on s'anesthésie
jusqu'à l'euthanasie.
On boit, on joue, on fume,
on sniffe, en somme on oublie.
Qu'un jour chasse l'autre,
que les minutes sont uniques.
Mais les instants passés
ne sont pas plus mutiques.
Mais quand casserons nous
la laisse du sablier ?
L'heure où nous
réapprendront à rêver, penser, s'oublier ?
Où nous cesserons d'être
écartelés entre révolue et potentiel ?
Où nous détournerons les
yeux de l'horloge pour regarder le ciel ?
lundi 18 juin 2018
Clef de solitude
Une dame blanche tourne autour.
La tête à hauteur de terre.
Tu fuis dans de mortels détours.
Celle qui pulse dans tes artères.
Dans le corps sans fin de la foule.
Elle vient te tenir la main.
À chaque fois que tu la refoules.
Elle revient battre ton cœur humain.
Pourquoi baisse tu les yeux
Quand cet homme embrasse cette dame
Pourquoi t'adresse tu as Dieu ?
Quand le vide te pousse au brame ?
Arrête un peu de te flageller.
Tu n'es pas du banc des coupables.
Ta tolérance finira par geler.
Si tu écoutes les méprisables.
Dame solitude est auprès de toi.
Mais tu n'as pas à la redouter.
C'est une bête blessée qui cherche un toit.
Prends confiance, cesse de douter.
Ce n'est pas parce qu'ils vont par vingt.
Qu'ils ne sont pas moins seuls.
Leurs efforts pour paraître son vain.
Personne ne mouillera leur linceul.
Euthanasie ta rancune.
Solitude n'est pas l'ennemie.
Et quand l'humeur est nocturne.
C'est une charmante compagnie.
Ilnuaj Draglen
lundi 11 juin 2018
Le futur
Le futur
C'est un infatigable
menaçant.
Il te charge
inlassablement.
Armée par dame fatalité.
Il finira par t'aliter.
On a tous de peur de
périr,
De pourrir, de dépérir
On oublie toujours de
saisir,
Ces instants qui nous font
grandir
Et les angoisses qui nous
pressent,
Ne le rendent pas très
aimable
Gangrené par le stress,
On rêve d'un futur
confortable.
Le futur n'est malhonnête,
Qu'envers les impatient.
Il se rit des prophètes,
Et surprend les
inconscients.
Avec sa maîtresse la
chance,
Il récompense les
audacieux.
Ceux qui ont sorti l’œil
de l'errance,
Pour le tourner vers les
cieux.
C'est un cruel maître du
jeux,
A l'imaginaire sans pareil.
Qui au détour d'un vœux,
Te fait voir l'immonde et
merveilles.
Le futur n'est pas
malfaisant,
Pour qui sait ouvrir les
mains.
La peur est dans ton
présent,
C'est elle qui muselle ton
chemin.
lundi 4 juin 2018
A nos amis les monstres
Ce sont de craintives
créatures atroces.
Créateurs de cratères
dans la tête des gosses.
Des savants souvent sabreurs de
sablier.
Présent pour que l'on ne
puisse pas oublier.
Le commun cancer de la
normalité.
Qui découle de sales
faces alitées.
Les monstres, les
bizarres, les marginaux, les freaks.
Que l'on ne sort de
l'ombre que pour faire du fric.
Ils rincent leurs yeux
sur leurs carcasses cabossées.
Ils les matent à la
matraque et les qualifient d'amochés.
Ils ont l'écume mauvaise,
et postillonnent sur leurs gueules.
Tous les conformisés,
qui craignent d'être tout seuls.
Les monstres ne
ressemblent à rien, ce qui les rend attachant.
Moi je les trouve
marrants, accueillant, arrangeants, et touchant.
Il faut bien plus qu'une
sale trogne pour devenir méchant.
Les monstres, ne le sont
que selon notre jugement.
Ilnuaj Draglen
lundi 28 mai 2018
Premier blason
Ça vient d'en bas, ça
vient du fond
Vital greffons né des
bas-fonds
C'est la force des fous,
des bouffons.
Filtre de farceurs à
double-fond.
Je fomente des mots en
fusion.
Comme on fait fermenter le
poison.
Une fiole de folie
foudroyante
Pour faire taire la raison
irradiantes
Mes phrases ferrant métalliquement.
Ceux qui réfléchissent
mécaniquement.
Ma fureur, mon plus fier
enfant.
Falsifiant la foi de
fumeux arrogants.
Qui flétrissent dans leur
cercle d'argent.
Affublés d'idéaux
dérangeants
Craignant qu’on vienne
extraire leurs dents.
Ou qu'on croque dans leur
pomme d'Adam.
Je n'ai pas de gatling
seulement des lignes.
La richesse de ceux qui nie le bling-bling.
Je suis sans six coups
mais pas sans stylo.
J'essuie les sales coups,
pour lasser les mots.
Ces tropes dessinent ma
ligne d'horizon
Ce trait est le premier de
mes blasons
Le roi des Six-trouilles
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